Le réseau Bégué Ponchon et sa voûte mouillante !

Difficulté : Accessible et/ou sportif selon la demande
Période : Toute l'année
Age minimum : 12 ans (si moins à discuter)
Durée de l'activité : 4-5 heures selon le groupe
Marche d´approche : 15 min
Marche retour : 15 min
Sauts obligatoires :
Matériel à prévoir : Tenue de sport, chaussures type baskets
Tarif par personne : 50¤ - 45¤ à partir de 5 personnes
Tarif engagement guide :

Une belle explo, complète et originale, à la frontière du Gard et de l'Hérault

L'exploration du réseau de Bégué Ponchon impose la revue de l'ensemble des techniques de spéléologie alpine : rappels, mains courantes, remontée sur corde, passage aquatique, etc. Le tout dans de jolies galeries, richement concrétionnées. Selon la période de la visite, les siphons peuvent être désamorcés et permettent une visite encore plus lointaine !

Description de l'exploration du réseau Bégué Ponchon

Également connu sous le nom de l'Aven de Monnier, le réseau Bégué Ponchon est bien connu des spéléologues depuis 1909. Son exploration serait même à l'origine de la création de deux grands clubs locaux de spéléologie : Le GERSAM et le CLPA, bien connus des Montpelliérains.

La cavité se situe à la croisée des départements du Gard et de l'Hérault, sur la commune de Pompignan dans le bois de Monnier. Il s'agit d'un paysage typique des garrigues avec une végétation composée essentiellement de chênes verts. C'est au sein d'un des nombreux petits lapiaz que se présente l'entrée sous la forme d'un aven (entrée verticale). Une large dépression de près de 10 mètres de diamètre permet un accès facile en rappel (de 4 mètres environ). Une fois cette mise en bouche derrière nous et les frontales allumées il faudra nous faufiler dans le trou suivant pour prendre pied sur un second pallier. Une petite main courante ainsi qu'un rappel d'une dizaine de mètres nous déposera au sommet d'un cône d'éboulis. Plutôt que de descendre ce pierrier nous partirons sur notre gauche en direction d'un puits borgne. Traduction : un trou qui se descend en rappel et dont le fond ne donne sur... rien ! Inutile de le descendre alors ! Nous passerons au dessus de lui, sécurisés par nos longes grâce à l'installation d'une main courante (ou ligne de vie).

S'ensuit la visite d'une très belle galerie dont les nombreuses concrétions sont souvent recouvertes d'un voile d'argile. A nos pieds, des gours, plus ou moins remplis d'eau selon la saison et les précipitations du moment. En période de hautes eaux le jeu consiste à éviter de mettre les pieds dans l'eau par des acrobaties plus ou moins réussies selon nos talents de grimpeurs. Rassurez vous, tout le monde finira par se mouiller !

En effet la galerie principale débouche sur la fameuse voûte mouillante. Pas d'inquiétude inutile ! Bien que ce terme désigne un passage aquatique quasiment noyé, il s'agit ici d'une version, très, facile ! Nous aurons donc toute la place nécessaire pour traverser ce passage en nous mouillant jusqu'à la taille seulement. Certains arrivent même, paraît-il, à passer à sec !

Malgré le fait d'être mouillé, nous ne sentirons pas le froid et sécherons étonnamment rapidement dans la suite du réseau qui devient plus argileux. Un petit rappel de 5-6 mètres viendra d'ailleurs accélérer ce processus de réchauffement ! Nous arriverons ensuite sur un petit passage (le seul !) où il sera nécessaire de se faufiler à travers une courte trémie qui débouchera sur le seuil d'un grand ressaut de 35 mètres. Sous forme de pan incliné, nous le descendrons en rappel pour arriver au départ du premier siphon de la cavité.

C'est ce siphon, le S1 pour les connaisseurs, qui sonnera la fin de l'exploration. En effet, seul les plongeurs spéléologues, armés de combinaisons néoprènes et de bouteilles d'oxygène peuvent le franchir en sécurité en suivant le fil d'ariane qui le traverse de part en part. Pourtant, il arrive qu'une sécheresse prononcée entraîne un étiage sévère et assèche en partie ou complètement ce siphon. La suite du réseau est alors accessible aux terriens que nous sommes. Dans ce cas, avec un peu de chance, le S2 sera également sec et nous pourrons poursuivre l'exploration jusqu'au troisième siphon. Aucune chance de passer ce dernier sans compétence et matériel de plongée ! Il faudra donc faire demi-tour en s'imaginant la suite et les premières (partie encore inexplorée d'un réseau souterrain) qu'il reste à faire dans ce réseau !

Petite information pour vous aider dans vos rêveries : l'écoulement souterrain du réseau Bégué Ponchon devrait, en toute hypothèse, filer vers le Vidourle souterrain. Le Vidourle... mais oui, il s'agit bien de ce petit fleuve gardois, en partie souterrain, qui passe à proximité de la Grotte de la Roquette, superbe cavité d'initiation ! Il vous en faut plus pour alimenter vos songeries d'explorateur en herbe ? L'aven de la Combe, l'Aven Jésus et Fumaïre (Le Trou Fumant) sont trois autres entrées possibles qui font partie du même réseau et communiquent avec Bégué Ponchon. Mais c'est une toute autre histoire !

Matériel fournis par votre guide spéléo

Le moniteur de spéléologie vous demandera de nous communiquer les prénom, taille et poids de chaque participant pour les combinaisons de spéléologie. 

  • casque et éclairage (lampe frontale)

  • combinaison de spéléologie

  • baudrier avec deux longes et un descendeur

  • sac (ou kit dans le langage spéléo), bidon étanche

  • cordes, mousquetons, sangles